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Un outil indispensable en informatique : la souris. Mais la connaissez-vous vraiment ?

La souris est un outil courant dont les origines sont souvent obscures. On peut déjà dire qu’une souris est un dispositif de pointage pour ordinateur. Elle est composée d’un petit boîtier fait pour tenir sous la main, sur lequel se trouvent un ou plusieurs boutons, et une molette dans la plupart des cas. La souris a été inventée en 1963 et présentée au public en 1968 par Douglas Engelbart du Stanford Research Institute après des tests d’utilisation basés sur le trackball. Elle a été améliorée par Jean-Daniel Nicoud à l’EPFL dès 1979 grâce à l’adjonction d’une boule et de capteurs ; il fabriqua la souris Depraz qui fut à l’origine de l’entreprise Logitech.

Pendant plusieurs décennies, les souris étaient des trackballs inversées (littéralement des boules de pilotage). La friction de la boule contre la table permettait le mouvement du pointeur sur l’écran. Les souris à boules ont ensuite été majoritairement remplacées par les souris optiques, LED, infrarouge et plus récemment BlueTrack avec une précision accrue. En effet, le système mécanique à boule avait en effet tendance à ramasser la poussière de la surface horizontale et à encrasser les rouleaux capteurs, ce qui exigeait un nettoyage interne régulier.

Du point de vue fonctionnement, de nombreux systèmes ont été imaginés pour déterminer les actions qui seront effectuées à l’écran : crayon optique, écran tactile, boule, joystick, tablette tactile, molettes diverses, tablette graphique, trackpoint. Alors que certains d’entre eux donnent un pointage absolu (les écrans tactiles, par exemple), la souris détecte un déplacement. Celui-ci, par calcul, fournit donc une position relative : par exemple, un mouvement de la souris vers la droite provoque un mouvement du pointeur à l’écran vers la droite, et ce indépendamment de la position absolue de la souris sur le plan de travail. Si le pointeur se trouve déjà à droite de l’écran, un mouvement de la souris vers la droite n’aura aucun effet (l’environnement graphique veille en effet à ce que le pointeur ne puisse apparaître que dans des zones autorisées). Au départ , la souris ne permettait  de fournir que deux informations de position (x et y). L’ajout d’une molette à la souris a cependant permis d’ajouter dans une certaine mesure cette troisième dimension qui lui manquait. Des outils de pointage plus récents et plus abordables complètent désormais la souris au lieu de chercher à la concurrencer.

Pour sa mise en fonction, il est utile d’avoir un support bien homogène afin que la souris glisse facilement et régulièrement. On nomme ce support un tapis de souris, il peut être en papier, plastique, tissu, etc. Des plaques de déplacement pour souris, faisant office de « tapis » rigides, furent fournies en standard avec les premières souris optiques au milieu des années 1980, ainsi avec la souris « 5277 » de l’écran IBM 3179-G pour mainframe : elles étaient métalliques, vernies, et pourvues de cannelures noires permettant à l’électronique de l’époque de suivre le mouvement de la souris. Le verre et les surfaces brillantes ou trop sombres ne sont pas recommandés pour les souris optiques. Si le pointeur à l’écran ne reproduit pas les mouvements de la souris, il est recommandé de placer une feuille rigide de papier clair sous la souris afin de réfléchir les rayons lumineux.

D’un point de vue ergonomique, la souris est un accessoire peu dangereux quand le poste de travail est correctement configuré (bras de l’utilisateur parfaitement à l’horizontale). Comme tout ustensile utilisé intensivement, elle peut provoquer des lésions, en l’occurrence des tendinites. On peut en atténuer le risque en alternant l’usage de la main droite et de la main gauche, ce qui demande cependant un entraînement. Les activités professionnelles exigeant un usage permanent de la souris peuvent induire le syndrome du canal carpien, voire la formation de callosités, ou de capsulite rétractile de l’épaule, et même des déformations de la main et du poignet. Les constructeurs essaient avec plus ou moins de succès des formes de souris plus ergonomiques, existant en version droitier et gaucher. Selon des chercheurs néerlandais, l’ensemble main/bras ou cou/épaule est affecté de manière proportionnelle au nombre d’heures passées en utilisant la souris, avec un risque plus important pour le bras et la main que pour la région cou/épaule. La souris aurait par ailleurs plus d’impacts négatifs sur la santé que l’utilisation de l’ordinateur sans souris, ou que le seul clavier sans souris.

Les performances d’une souris dépendent du rapport du nombre de mesures effectuées par la souris sur la distance parcourue par celle-ci, le DPI (Dots Per Inch, Points par Pouce). Un nombre élevé de DPI permet une précision accrue lors du déplacement du pointeur, pour un usage bureautique et ordinateur portable une précision d’environ 800 à 1600 DPI suffit ; beaucoup de souris ont des performances plus élevées pour les jeux ou le graphisme, de 2000 DPI à 8200 DPI et à des prix très variables…

(Sources: internet / Wikipedia)

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